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Articles

Affichage des articles associés au libellé Astrologie

Septembre au Jardin des Délices

Un membre éminent de l’OTO m’avouait l’autre jour n’avoir jamais réussi, en quarante ans de méditation du Livre de la Loi, à comprendre l’application pratique du Verset < I who am all pleasure and purple, and drunkenness of the innermost sense, desire you > (AL 1, 61). J’ai risqué cette réponse : Au lieu d’être celui qui désire, imaginez, à la place, que toute chose vous désire.   Votre café du matin désire que vous le goûtiez. Les arbres n’en peuvent plus d’espérer que vous admiriez le vert tendre de leurs feuilles. La brise veut que vous jouissiez de sa caresse sur votre joue. Le sol même attend que vous remarquiez le plaisir sensible qu’il vous procure lorsque vous le piétinez. Brusquement, le monde s’illumine – et vous aussi ! Il est naturel, quand on se sait désiré, vanté, voulu, admiré, recherché, d’en éprouver un surcroît de vigueur et de se sentir superstar ! Or < every man and every woman is a star > (AL 1, 3) : du coup, notre désir redev...

Absolument Farabuleux

Un dimanche après-midi sans jus de papaye n'est drôle nulle part, ni à nulle époque. Et si vous vous trouvez coincé, en plein été, à la terrasse d'une brasserie bobo, subissant le babil d'un fâcheux binoclard de module Coincoin et d'extraction belge, ça peut même devenir sinistre. ( Note : Quelle splendide allitération : brasserie bobo subissant le babil ... Vraiment très cool...) Grâce au Ciel, mon enjouement est inoxydable ! J'ai une aptitude surnaturelle au bonheur ! C'est génétique ! J'ai donc devisé, affable et joyeux , tout l'après-midi, avec Hurtebise Peticrétin (appelons-le comme ça), et livre à mes Génies Canons — ainsi qu'à la tourbe des malvenus, peine-à-jouir, trouble-fête, bonnets de nuit, pisse-vinaigre, constipés, cagots, cafards, wotanophobes, spécialistes des droites extrêmes et des dérives sectaires qui se rêvent mes "opposants", les chéris, comme si leur existence présentait un intérêt quelconque — je livre à...

X ou la Botte Secrète

J’ai récemment déclaré, dans un des cours, pourtant austères, diffusés en audio sur ce blog, que les trois types de femmes qui me plaisent le plus sont « les butch , les escortes, et les strip-teaseuses ». Certain lecteur (auditeur en l’occurrence) old guard a trouvé ça limite et, dans son courrier de protestation, a eu au moins une phrase sublime :  Où est le Shumule gynolâtre que nous chérissons à juste titre, si tu n’aimes plus que les garçons manqués et/ou les femmes que tu paies pour qu’elles s’occupent de ton plaisir sans que tu aies à t’occuper du leur ? Ami, laisse-moi te narrer quand et comment j’ai développé ces fixations… Sache, tout d’abord, que, de dix-huit à vingt-six ans, j’ai donné dans les excès libertins les plus échevelés. C’était une bonne période pour ça – le cœur de la Génération X, la seule qui, depuis la guerre, ait joui des deux libertés qui importent : la liberté d’expression et celle des mœurs – un break récréatif, en somme, avec susp...

#JeSuisHarvey

Halte au puritanisme ! Bien sûr, les chrétiens vous disent que le sexe est mauvais ; mais c'est parce qu'avec eux, il l'est effectivement. – Sir Shumule L’actuelle soviétisation judéo-christiano-pudibonde des mœurs me terrifie – le monde vu comme la célébration d’un rite abrahamique dans un kolkhoze polonais non-fumeur. – Sir Shumule De la plus petite apprentie figurante à la plus grande star, tout le monde à Hollywood sait très bien qui il faut aller sucer pour avoir un premier rôle dans un blockbuster – la vraie difficulté consiste à parvenir jusqu’à son entrejambe. – Sharon Stone C'est le 23 octobre ! Nous venons d’entrer en Scorpion ♏ ! C’est la période la moins motivante de l’année en terme de rayonnement solaire. Mais ça ne me tracasse pas. J’ai une capacité d’automotivation surnaturelle. C’est génétique. Je n’ai jamais eu à vouloir qu’il se passe quelque chose dans ma vie. Je suis toujours parti du principe que c’était dans ma boîte à gants, pour ...

Éloge du Laudateur

On m’a reproché hier soir mon « besoin d’avoir une cour ». Mais je suis moi-même un courtisan. Un laudateur. Un fan. Une vraie groupie. Quand j’admire quelqu’un, je suis, tenez-vous bien, capable de l’avouer , et même d’en donner les vraies raisons . Que dis-je ? je puis non seulement parler, mais écrire à son sujet — et il n’a même pas besoin d’être mort ! En fait, on peut dire de moi que je suis le groupie de toutes les personnes que j’aime. Cela correspond à ma définition du bien et du mal : « le bien c’est ce que j’aime, le mal ce que je n’aime pas. » Je déplore que ceux qui donnent un sens péjoratif au mot « admirateur » se méprisent eux-mêmes au point de ne pouvoir apprécier quelqu’un plus de trois minutes : la survie du, disons, « personnage social » auquel ils se cramponnent comme des noyés leur impose de dénigrer le monde. Personnellement, je suis effaré par ce besoin qu’a...

La Miaule

Contrairement à ce que tout le monde croit, ma vie ne se passe pas seulement à m’habiller, à me gaver de coke et à me faire sucer par des employées de maison. Il m’arrive d’avoir des activités graves. Par exemple, j’achève à l’instant la lecture d’un traité d’astrologie karmique, signé Irène Andrieu*, qui m’a bien donné à penser. J’en ai tiré tout un tas de réflexions personnelles, qui paraîtront complètement niaises aux spécialistes, et j’espère en apprendre davantage.   Le karma est une loi aussi peu sentimentale que celle de l’attraction terrestre. Par exemple, sa compensation est telle dans l’univers que je crois devoir le bonheur général de ma vie à mille petites contrariétés. C’est peut-être comme ça que j’ai échappé à tant de dangers et que je me porte si bien. Voici la liste de mes petits malheurs. Quand je perds au poker en partie privée, je paie rubis sur l’ongle. Quand je gagne, on me doit. Quand je me porte garant, on ne paie pas : des Libana...

À Outrance

Parmi toutes les villes d’eau dans lesquelles personne ne va jamais en cure, j’ai un faible marqué pour Divonne-les-Bains, agréable enclave française en Suisse, essentiellement vouée au jeu et à la fraude fiscale. Je viens d’y passer sept jours de pures délices, à jouir, aux rares instants où je m’oxygénais, des bienfaits innombrables de son air alpin — je suis comme neuf  :) Une semaine, donc, exclusivement consacrée au Texas Hold’em — Table à 500 euros — Gain net : 19906 euros — Si j’étais marié, je ne serais pas tranquille… Mon amour pour ce hameau de rentiers, dont le mètre-carré est le plus cher de France, ne vient pas seulement de ce qu’on y croise peu de pauvres — il vient d’une idylle de jeunesse, de ma passion pour une sublime divonnaise, élève à Ferney-Voltaire, que je venais retrouver chaque week-end, et avec qui j’épuisai en quelques mois toutes les possibilités qu’offre l’érotisme humain en fait de lieux d’ébats, d’innovation, de posture...

Une Couille dans le Potage

  Dazed and Confused au Vésinet J’ai assisté hier à des fiançailles auxquelles je me suis d’autant plus ennuyé que la nécessité d’y paraître me forçait à remettre un rendez-vous avec la future mère de mes futurs enfants, et donc à me brouiller à mort avec elle – des fiançailles, en somme, qui me coûtaient les miennes… J’avais d’abord décidé de rentabiliser ma déconvenue, en éprouvant l’efficacité du proverbe « malheureux en amour, heureux au jeu », et passé la matinée de samedi à tondre mes amis (ex-amis, à présent) au Courchevel Limit . Puis, à quatorze heures, empochant froidement leurs caves, j’avais plié mes deux mètres dans un taxi et filé vers le Vésinet. Trajet relativement agréable. Le récit de l’existence du chauffeur, fourni par celui-ci, couvrait bien les chansons québécoises à la radio – et cet homme pilotait avec une rare frénésie. Je ne sais pas sur quoi nous bondissions sans cesse – le dos de dames âgées, sans ...

Who Killed Bambi ?

L'humour des dieux a voulu que j'inaugure ce blog par un texte sur Michael Jackson — l'humour des dieux dépasse tout... Hélas, même le curieux synchronisme qui fait que je me décide à créer cette page le jour de la mort de MJ ne m'inspire rien d'autre à son sujet que ce que j'en disais de son vivant — si tant est, bien sûr, qu'il ait eu un vivant... Michael Jackson ne composait pas, n'écrivait pas, était un vocaliste déplorable et dansait comme un poteau — Son karma exceptionnel lui a valu un père obsédé par l'idée de fabriquer une star... Paula Abdul en fait de chorégraphe... et d'être sélectionné pour servir de cobaye lors de l'invention du vidéo-clip... c'est à peu près tout — Il est vrai qu'on le crédite, comme tous les natifs de la Vierge, d'un "génie des affaires", et qu'il avait réellement, derrière son masque atroce, le regard de celui qui, à table, guette le moment de glisser un couvert dans sa poche — c...