Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé Poker

Sol in Taurus

  Maximes, aphorismes et pensées pour un Ménage de Printemps optimal Les gens trouvent étrange mon rapport aux femmes. Ils ont tort. La polygynie, c’est l’esprit de famille. J’ai potentiellement fondé quatre ou cinq familles depuis le début de l’année. J’ai reçu un commentaire anonyme qui me reprochait de ne pas dire mon nom. Rien n’est plus drôle à lire que : « Je parie que tu n’auras pas les couilles de dire ton nom, signé : Anonyme ». Parlant de couilles, je reçois aussi les épîtres violents d’un névropathe et fétichiste shumulomane, qui font invariablement état du projet de me « couper les couilles », de m’« arracher les couilles », voire de me « faire bouffer [mes] couilles » – ce qui m’amène à me demander : quelle sorte de couilles ce bénéficiaire de COTOREP, victime de l’exclusion, issu de la diversité, – ou, pire encore, d’Europe de l’Est, – m’imagine t’il ?... Quel genre de testicules le hante dans son sommeil ?... S’agit-il de burnes à turbopropulseur, qui roule...

La Miaule

Contrairement à ce que tout le monde croit, ma vie ne se passe pas seulement à m’habiller, à me gaver de coke et à me faire sucer par des employées de maison. Il m’arrive d’avoir des activités graves. Par exemple, j’achève à l’instant la lecture d’un traité d’astrologie karmique, signé Irène Andrieu*, qui m’a bien donné à penser. J’en ai tiré tout un tas de réflexions personnelles, qui paraîtront complètement niaises aux spécialistes, et j’espère en apprendre davantage.   Le karma est une loi aussi peu sentimentale que celle de l’attraction terrestre. Par exemple, sa compensation est telle dans l’univers que je crois devoir le bonheur général de ma vie à mille petites contrariétés. C’est peut-être comme ça que j’ai échappé à tant de dangers et que je me porte si bien. Voici la liste de mes petits malheurs. Quand je perds au poker en partie privée, je paie rubis sur l’ongle. Quand je gagne, on me doit. Quand je me porte garant, on ne paie pas : des Libana...

À Outrance

Parmi toutes les villes d’eau dans lesquelles personne ne va jamais en cure, j’ai un faible marqué pour Divonne-les-Bains, agréable enclave française en Suisse, essentiellement vouée au jeu et à la fraude fiscale. Je viens d’y passer sept jours de pures délices, à jouir, aux rares instants où je m’oxygénais, des bienfaits innombrables de son air alpin — je suis comme neuf  :) Une semaine, donc, exclusivement consacrée au Texas Hold’em — Table à 500 euros — Gain net : 19906 euros — Si j’étais marié, je ne serais pas tranquille… Mon amour pour ce hameau de rentiers, dont le mètre-carré est le plus cher de France, ne vient pas seulement de ce qu’on y croise peu de pauvres — il vient d’une idylle de jeunesse, de ma passion pour une sublime divonnaise, élève à Ferney-Voltaire, que je venais retrouver chaque week-end, et avec qui j’épuisai en quelques mois toutes les possibilités qu’offre l’érotisme humain en fait de lieux d’ébats, d’innovation, de posture...

Une Couille dans le Potage

  Dazed and Confused au Vésinet J’ai assisté hier à des fiançailles auxquelles je me suis d’autant plus ennuyé que la nécessité d’y paraître me forçait à remettre un rendez-vous avec la future mère de mes futurs enfants, et donc à me brouiller à mort avec elle – des fiançailles, en somme, qui me coûtaient les miennes… J’avais d’abord décidé de rentabiliser ma déconvenue, en éprouvant l’efficacité du proverbe « malheureux en amour, heureux au jeu », et passé la matinée de samedi à tondre mes amis (ex-amis, à présent) au Courchevel Limit . Puis, à quatorze heures, empochant froidement leurs caves, j’avais plié mes deux mètres dans un taxi et filé vers le Vésinet. Trajet relativement agréable. Le récit de l’existence du chauffeur, fourni par celui-ci, couvrait bien les chansons québécoises à la radio – et cet homme pilotait avec une rare frénésie. Je ne sais pas sur quoi nous bondissions sans cesse – le dos de dames âgées, sans ...