Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé Correspondance

Among the Living

Réjouissez-vous avec moi, beaux génies qui hantez ce blog! Pour la première fois depuis l’an 2008, j’ai officié, dimanche, en tant que prêtre, lors de la Messe Gnostique, et c’était prodigieux! L’équivalent liturgique, dirais-je, de retrouvailles physiques archi-passionnelles avec un sublime amour de jeunesse qui serait demeuré, onze années durant, purement et fiévreusement épistolaire! On le sait : l’Esprit, trop longtemps comprimé, jaillit, dans ces cas-là, en puissantes rafales! Il couche tout devant Lui et Il en met partout! ΧΑΙΡΕ ΦΑΛΛΗ ΧΑΙΡΕ ΠΑΝΦΑΓΗ ΧΑΙΡΕ ΠΑΝΓΕΝΕΤΟΡ AΓΙΟΣ AΓΙΟΣ AΓΙΟΣ ΙΑΩ! C’était vraiment bien! A part ça, je suis content parce qu’on me pose des questions sérieuses : Cher Sir, prince et hiérophante, « La religion est un abat-jour posé sur la Lumière de la Vérité (c'est-à-dire, précisément, sur l'expérience de l'Immanence du Divin dans le monde, i.e. l'expérience de l'Unité cachée derrière la multiplicité affolante des phénomènes) », av...

Me and Choronzon Blues

Abondance de courrier ce matin, dont surnage l'inopinée pointue question suivante : De GH le Zéniste à Sir Shumule le Thélémite, salut ! Bonheur et succès galants ! Je ne parviens pas, Maître, à comprendre ce que représente exactement le démon CHORONZON, décrit par John Dee et Sir Edward Kelly, qui est devenu le « diable » dans la philosophie de Thelema. Puis-je solliciter vos Hautes Lumières sur ce point ? Neuf Prosternations. Ma foi, ami Zen, Do what thou wilt shall be the whole of the Law. Vous êtes un séduisant mystère promis à une destinée sublime qui, comme chacun d’entre nous, avez un côté sombre. Une partie de votre psyché gronde, salive et montre les dents : elle est inconsciente – elle est irrationnelle – elle se nourrit exclusivement de mauvaise volonté, de passions perverses et de peurs instinctives. C’est le morceau de maladie-du-monde qui se trouve être échu à votre assiette. Choronzon est le nom que l’on donne à ce margouillis de désirs refoulés, ...

X ou la Botte Secrète

J’ai récemment déclaré, dans un des cours, pourtant austères, diffusés en audio sur ce blog, que les trois types de femmes qui me plaisent le plus sont « les butch , les escortes, et les strip-teaseuses ». Certain lecteur (auditeur en l’occurrence) old guard a trouvé ça limite et, dans son courrier de protestation, a eu au moins une phrase sublime :  Où est le Shumule gynolâtre que nous chérissons à juste titre, si tu n’aimes plus que les garçons manqués et/ou les femmes que tu paies pour qu’elles s’occupent de ton plaisir sans que tu aies à t’occuper du leur ? Ami, laisse-moi te narrer quand et comment j’ai développé ces fixations… Sache, tout d’abord, que, de dix-huit à vingt-six ans, j’ai donné dans les excès libertins les plus échevelés. C’était une bonne période pour ça – le cœur de la Génération X, la seule qui, depuis la guerre, ait joui des deux libertés qui importent : la liberté d’expression et celle des mœurs – un break récréatif, en somme, avec susp...

Ars Brevis

Je reçois à l’instant la sollicitation suivante : Mes révisions de philo pour le bac portent en ce moment sur le thème de l’Art. Comment Sir Shumule définirait-il l’Art ? Facile. Je m’en tiendrais à la définition qu'en donnent nos Anciens : < Tout ce qui n’a rien à voir, ni avec la Survie, ni avec la Procréation, est de l’Art . > Exemple : Imaginez qu’au dernier degré du rut et de la luxure, je me trouve, par un clair matin de printemps, sur le pont du Garigliano, m’efforçant de rattraper à la course une jeune fille exceptionnellement sexy, mais exceptionnellement véloce, dans l’espoir de la contraindre à assouvir ma lubricité. Si sportive et haletante que soit cette scène de poursuite, elle a clairement pour origine le seul instinct de Procréation . Or, voici qu’au moment où je pense atteindre ma proie apeurée, surgit un réfugié malien, appelé Daddy Cool (nous avons déjà eu l’occasion de le rencontrer …), qui se rue dans ma direction à la vitesse de l’Usain Bolt l...

Pimp ou l'abus de faiblesse est ma religion

Je reçois ce hate mail rigolo : Avant de devenir le leader escroc obsédé sexuel d’une secte vénale dangereuse, à quoi vous destiniez-vous ? Ma foi, je ne me destinais à rien. Je m’amusais, c’est tout. Je jetais l’argent par les fenêtres et le regardais tomber. C’était très gai.  Mais puisque la chose vous intéresse, j'ai naguère résumé ma jeunesse ainsi : J’ai mené une existence d’aventurier dandy, impliquant une multitude de tampons sur mon passeport, de liaisons sans lendemain, de rixes sanglantes et de cellules de dégrisement. Il vous faudrait trois vies pour approcher ne serait-ce que le nombre de ragots qui me concernent […] J’ai aussi contemplé un tas de choses bizarres, dans presque tous les cercles où se pratiquent les arts du mysticisme et de la magie – choses à la vue desquelles un bourgeois, un sceptique, un matérialiste, se fût instantanément réfugié dans la certitude qu’il était atteint d’aliénation mentale – Moi, simple hobereau glandeur, il ne m’est ...

Maximum Tension Sexuelle

Une lectrice hyper-épistolière, de nuance maximum tension sexuelle dans sa critique systématique de tout ce que publie Sir Shumule (a.k.a. chicaneuse en diable), estime que la formule « quiconque me désapprouve n’existe pas du tout » – principe directeur de toute ma vie sociale – est « un peu trop facile » et constitue, en fait, « une manière de fuir sans perdre la face ». Quelle erreur... Mais c’est que vous prenez la chose pour une punchline dandie, marque de fatuité, alors qu’il s’agit d’une conclusion froidement statistique : de toute ma vie, je n’ai jamais été désapprouvé que par des gens entièrement dépourvus de talent et dont la personne ne présentait pas le moindre intérêt, à quelque plan que ce soit – ces gens que vous me reprochez d’appeler invariablement mes « teckels soudain pris de rage et cherchant à mordre leur maître ». J’aurais dû tourner ma phrase ainsi : « L’expérience directe m’a appris qu’un mystérieux décret karmique me vaut de ne pouvoir être désappr...

Sol in Taurus

  Maximes, aphorismes et pensées pour un Ménage de Printemps optimal Les gens trouvent étrange mon rapport aux femmes. Ils ont tort. La polygynie, c’est l’esprit de famille. J’ai potentiellement fondé quatre ou cinq familles depuis le début de l’année. J’ai reçu un commentaire anonyme qui me reprochait de ne pas dire mon nom. Rien n’est plus drôle à lire que : « Je parie que tu n’auras pas les couilles de dire ton nom, signé : Anonyme ». Parlant de couilles, je reçois aussi les épîtres violents d’un névropathe et fétichiste shumulomane, qui font invariablement état du projet de me « couper les couilles », de m’« arracher les couilles », voire de me « faire bouffer [mes] couilles » – ce qui m’amène à me demander : quelle sorte de couilles ce bénéficiaire de COTOREP, victime de l’exclusion, issu de la diversité, – ou, pire encore, d’Europe de l’Est, – m’imagine t’il ?... Quel genre de testicules le hante dans son sommeil ?... S’agit-il de burnes à turbopropulseur, qui roule...

La Taille de ton Flingue

Quelques e-mails surnagent de mon courrier du jour.  Dans le premier, un chaleureux "Juju", militant CPNT, qui me dit avoir "bien aimé [mon] truc" (jusque là, c'est un peu trouble...) sur les "quatre raisons de se réjouir" (cf. 10 juillet), "surtout la fin" (sic — le reste, c'est de la merde — merci Juju) le "passage sur" (Juju, c'est trouble à nouveau) "[...] Charlton Heston PTDR", me demande si je suis "vraiment grand veneur" ou si "c'est par provocation". Sache tout d'abord, Juju, que j'ai horreur de la provocation, sous toutes ses formes. Ensuite que oui, je suis un fondu, un maniaque, un freak de chasse à courre. Si le meilleur robinet de notre château — une gigantesque baraque féodale entourée de bois profonds — reste sa toiture, je suis, en revanche, assez fier de l'équipage que j'y entretiens. J'ai servi mon premier sanglier à...