Contrairement à ce que tout le monde croit, ma vie ne se passe pas seulement à m’habiller, à me gaver de coke et à me faire sucer par des employées de maison. Il m’arrive d’avoir des activités graves. Par exemple, j’achève à l’instant la lecture d’un traité d’astrologie karmique, signé Irène Andrieu*, qui m’a bien donné à penser. J’en ai tiré tout un tas de réflexions personnelles, qui paraîtront complètement niaises aux spécialistes, et j’espère en apprendre davantage. Le karma est une loi aussi peu sentimentale que celle de l’attraction terrestre. Par exemple, sa compensation est telle dans l’univers que je crois devoir le bonheur général de ma vie à mille petites contrariétés. C’est peut-être comme ça que j’ai échappé à tant de dangers et que je me porte si bien. Voici la liste de mes petits malheurs. Quand je perds au poker en partie privée, je paie rubis sur l’ongle. Quand je gagne, on me doit. Quand je me porte garant, on ne paie pas : des Libana...
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