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Articles

Jamais Trop

Au fait ! On me dit que trop de femmes suivent ce blog, et que cela compromet la virulence de mon propos. « Dans virulence, il y a vir . Elles n’ont qu’à faire des makeup tutorials sur You Tube, plutôt qu’encombrer nos Smart Ass Comments avec leurs vannes pourries ! » Ma foi, il n’y a jamais trop de femmes. Je ne dis pas cela pour de basses raisons sexuelles, mais bien parce qu’elles ont des seins magnifiques. D’autre part, je préfère la compagnie des femmes à celle des hommes – et, même, oui ! –  tenez-vous bien ! – plus une femme est belle, plus sa présence m’est agréable , ce qui me distingue de l’enculé mondain de base, qui n’aime à fréquenter que les vieilles dondons à colliers de perles ou les jeunes dondons de type gauche-caviar. Contrairement à lui, je ne pourrais jamais être coiffeur. Et je suis bien trop narcissique pour colporter des ragots sur autrui . En revanche, j’aime enseigner. C’est un fait bien connu des Wotani...

Beam me up, Scotty

Aujourd'hui, visite de mon cher vieux Guillaume. Quelle bonne et intéressante conversation nous avons eue ! Quels fameux souvenirs nous avons remâchés ! Enfin... souvenirs est, peut-être, un peu fort pour deux amis dont la première rencontre fut absolument amped, – dazed and confused, – et qui sont restés défoncés, quasiment à temps plein, l'année qui a suivi... Guillaume et moi partagions les mêmes goûts en matière de drogues et de femmes. Son appartement, avenue Georges-Mandel, était un havre : Guillaume avait les nanas, les produits, et une bibliothèque ahurissante. Je lui prenais pour cent vingt euros de coke, mais j'en reniflais pour cinq mille sur place. Nous restions des jours entiers sans dormir. « La chimie est ton amie » était notre devise. Comme c'est loin tout ça... Et que dire de notre été 2005 ? Nous avons réussi à nous faire expulser de Saint-Martin ! Je vous laisse imaginer le souk qu'il faut mettre pour être chassé d'une île des Antilles...

La Chasse Sauvage

Eussé-je imaginé, du haut de ma retraite, échapper désormais aux sempiternels rabâchages sur la ruine imminente de notre malheureuse nation, je serais cruellement dégrisé... A Gstaad, où, depuis samedi, nous enchaînons tricks de snowboard freestyle et soirées-fondue-avec-gages-coquins, il ne se trouve pas le moindre touriste qui, une fois renseigné sur mes origines, me parle d’autre chose que des Présidentielles !... Inouï !... Où faut-il donc se terrer ?!?... Évidemment, bon prince, je ressers mon invariable pronostic, mais d’une voix – me dit-on – de plus en plus pincée… C’est à peine croyable ! On rencontre jusqu'ici des gens qui se figurent – en 2012 e.v. – que les « élections » sont autre chose qu'un show de real-tv ou un gala de catch !! Moi, j'admets qu’on se divertisse des acrobaties de CM Punk... qu’on admire le scénario, les rebondissements, l'orchestration d'un combat... l’ambiance... les couleurs… mais de là à vouloir ignorer, le temps du spectac...

Helluvah Holy Guru

  « Sir Shumule is a helluvah holy Guru » – Supérieur Inconnu Ma très récente expatriation fiscale et le concours d'à peu près tous les réseaux sociaux m’ont fourni dernièrement l’inespérée bonne fortune de trinquer at home en compagnie de Fréderic N., ancien camarade d’internat, jadis fêtard incoercible et désormais résolument banquier – Nous avons englouti de somptueux May Morn , en faisant, l’œil embué, mémoire des heures joyeuses où la vie n'exigeait de nous qu'un comportement d'exécrables drôles et de branleurs impénitents. (Le May Morn , peu recommandé au sexe faible et au gay people, se prépare ainsi : dans un verre plein de glaçons, versez une cuillerée de curaçao, une de chartreuse jaune, une d’anisette, et complétez avec un bon cognac.) – J’ai lu les conneries que tu mets sur le net, me dit tout à coup Fred, en souriant d’un air suprêmement malin. Comme je m’intéresse à l’occultisme, je pioche à tire-larigot dans tes analyses des mythes nordiques,...

Spleen Shumulien

Il existe, dans le chamanisme wotaniste, une pratique tout à fait secrète et redoutable, appelée Seiðr , que les « néo-païens » de tendance Asatru/Wicca considèrent comme noire, et diamétralement opposée à leur principe harm none ("Ne fais de mal à personne"). Elle repose sur une discipline magico-sexuelle, un style de vie centré sur l’exploitation et la maîtrise des énergies érotiques, permettant toute une gamme d’envoûtements, d’ « influences à distance », comme on dit, aux fins les plus diverses. L’ascèse de qui pratique le Seiðr consiste en une curieuse alternance d’excès rabelaisiens et d’abstinence monastique – c’est, en somme, l’illustration « tantrique » opérative du principe combat le jour, festin la nuit – lequel apparait, en réalité, dans toutes les branches de l’occultisme. Naturelles ou universalistes, les religions font invariablement référence à cette « nécessité de croiser ses rayons », à l’indispensable yin/yang de la Magie et du Mysticisme, de l’extas...

Unfashionable

Replié dans le château familial, qui sera notre bunker jusqu’à l’automne. J’avais, en arrivant, fait le vœu de ne plus adresser la parole à quiconque n’appartient pas au domaine. Bien sûr – opposition classique – cinquante paysagistes ont instantanément surgi, brandissant d’épouvantables factures consécutives à de récents et indispensables travaux de restauration dans le parc. I. – Beau boulot, les gars, observé-je de mon accent le plus gentleman farmer , l’hiver ne nous a pas loupés, hein ?... – Justement, me réplique-t-on, si vous pouviez faire le nécessaire… parce que comme je disais à votre père au téléphone, on a quand même eu de gros dépassements… (Je regarde la note et constate que le sympathique artisan ne nous loupe pas lui non plus) – Le nécessaire, dites-vous ? – Ben, payer… – Ah. Vous voulez être payé. Très bien. Vous serez payé. – Quand ? – Et vous voulez savoir quand ? – Oui ! – Vous êtes bien curieux… Et cela tous les jours , car Papa inte...

Sol in Taurus

  Maximes, aphorismes et pensées pour un Ménage de Printemps optimal Les gens trouvent étrange mon rapport aux femmes. Ils ont tort. La polygynie, c’est l’esprit de famille. J’ai potentiellement fondé quatre ou cinq familles depuis le début de l’année. J’ai reçu un commentaire anonyme qui me reprochait de ne pas dire mon nom. Rien n’est plus drôle à lire que : « Je parie que tu n’auras pas les couilles de dire ton nom, signé : Anonyme ». Parlant de couilles, je reçois aussi les épîtres violents d’un névropathe et fétichiste shumulomane, qui font invariablement état du projet de me « couper les couilles », de m’« arracher les couilles », voire de me « faire bouffer [mes] couilles » – ce qui m’amène à me demander : quelle sorte de couilles ce bénéficiaire de COTOREP, victime de l’exclusion, issu de la diversité, – ou, pire encore, d’Europe de l’Est, – m’imagine t’il ?... Quel genre de testicules le hante dans son sommeil ?... S’agit-il de burnes à turbopropulseur, qui roule...

De la Diététique

A Jean Anthelme Brillat-Savarin Je ne serais pas étonné d’apprendre que le sucre blanc, le foie gras et la charcuterie guérissent le cancer – v oici pourquoi : les adeptes du nutritionnisme, qui cherchent à nous communiquer leur sinistre vision de l’existence, basée sur le tofu, l’endive et les graines de manioc, sont particulièrement remontés à leur sujet – or tous les adeptes du nutritionnisme sont des masochistes – comme la plupart des masochistes souhaitent secrètement mourir, et qu’il apparait de plus en plus clairement que le cancer est une forme de destruction auto-générée, on a de fortes chances de l’éviter en prenant note de ce que recommandent les nutritionnistes et en faisant le contraire . Il y aura toujours trop de masochistes ici-bas – l’écrasante majorité de la population appartient à cette catégorie (comment croyez-vous que se perpétue le christianisme ?... et qu’est-ce qu’un adepte du nutritionnisme sinon un Faible qui chipote c...

Éloge du Laudateur

On m’a reproché hier soir mon « besoin d’avoir une cour ». Mais je suis moi-même un courtisan. Un laudateur. Un fan. Une vraie groupie. Quand j’admire quelqu’un, je suis, tenez-vous bien, capable de l’avouer , et même d’en donner les vraies raisons . Que dis-je ? je puis non seulement parler, mais écrire à son sujet — et il n’a même pas besoin d’être mort ! En fait, on peut dire de moi que je suis le groupie de toutes les personnes que j’aime. Cela correspond à ma définition du bien et du mal : « le bien c’est ce que j’aime, le mal ce que je n’aime pas. » Je déplore que ceux qui donnent un sens péjoratif au mot « admirateur » se méprisent eux-mêmes au point de ne pouvoir apprécier quelqu’un plus de trois minutes : la survie du, disons, « personnage social » auquel ils se cramponnent comme des noyés leur impose de dénigrer le monde. Personnellement, je suis effaré par ce besoin qu’a...